AVOIR UNE MONNAIE INDÉPENDANTE C’EST BIEN , MAIS LUTTER CONTRE LA CORRUPTION C’EST MIEU

02 Juil

AVOIR UNE MONNAIE INDÉPENDANTE C’EST BIEN , MAIS LUTTER CONTRE LA CORRUPTION C’EST MIEU

Les chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont accepté le 29 juin 2019 le nom et le symbole de leur future monnaie commune , qui s’appelle Eco.
Le PIB des 15 pays de la CDEAO S’élève à 637 milliards de dollards alors que 148 milliards de dollars sont drainés hors du continent par diverses formes de corruption. Ainsi on peut estimer que le montant de la corruption est de 25% du PIB moyen de l’Afrique. La corruption reste la principale source des flux financiers illicites, qui drainent les ressources du continent vers l’extérieur. Ces fonds auraient dû être affectés aux secteurs très rentables tels que : l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement. La Corruption massive est à l’origine de la pauvreté en Afrique ensuite vient la puissance de la monnaie.
Aujourd’hui les africains doivent avoir leur propre monnaie pour une économie stable au sein de l’union. La corruption, le véritable cancer qui tue sur le continent, reste la priorité pour un développement durable et non la création d’une monnaie unique.
Dans certains pays, un petit groupe contrôle l’économie entière et se met au-dessus de la loi. Ce groupe ne rend pas compte à leurs propres populations.
Comment la lutte contre la corruption peut être la solution pour le développement de l’Afrique : La corruption est souvent définie en termes simplistes par : « L’abus d’une charge publique à des fins privées » avec des variantes telles que « l’abus de pouvoir » ou « l’abus d’autorité confiée ». La corruption est presque toujours définie comme une « déviation de la norme », car elle suppose que l’autorité confiée à une personne ne doit pas favoriser le gain privé de toute nature pour soi ou pour les autres, mais pour promouvoir l’intérêt public, en toute équité et toute impartialité. La corruption nuit gravement à l’économie en freinant la création d’emplois et en entravant la prospérité. Cette perte considérable de ressources financières à travers diverses formes de corruption doit être combattue avec fermeté. Car la lutte contre la corruption est devenue une priorité, compte tenu des effets négatifs de ce fléau sur le plan socio-politique, au regard du manque de confiance dans l’administration et en général, sur le plan des droits de l’homme. La corruption entrave la croissance économique en entrainant : L’augmentation des coûts, Une réduction de la productivité, Un découragement de l’investissement, Une réduction de la confiance dans les institutions publiques, Une limitation du développement des petites et moyennes entreprises, Un affaiblissement des systèmes de gestion des finances publiques et un frein pour les investissements dans la santé et l’éducation.
La corruption peut accroître la pauvreté à travers : Le ralentissement de la croissance économique Le biais des dépenses publiques en faveur des riches et bien desservie, La concentration des investissements publics dans des projets improductifs, La promotion d’un système fiscal plus régressif, Le siphonage/malversation des fonds au détriment des servic es publics essentiels, L’ajout d’un niveau élevé de risque pour les décisions des individus à faible revenu d’investissement, Le renforcement des schémas de propriété inégale, ce qui limite la capacité des pauvres à emprunter et à augmenter leurs revenus .
Dr GUEYE Alassane