Pourquoi la corruption ?

La corruption est souvent définie en termes simplistes par: «L’abus d’une charge publique à des fins privées» avec des variantes telles que «l’abus de pouvoir» ou «l’abus d’autorité confiée». La corruption est presque toujours définie comme une «déviation de la norme», car elle suppose que l’autorité confiée à une personne ne doit pas favoriser le gain privé de toute nature pour soi ou pour les autres, mais pour promouvoir l’intérêt public, en toute équité et toute impartialité.

La corruption nuit gravement à l’économie en freinant la création d’emplois et en entravant la prospérité. Cette perte considérable de ressources financières à travers diverses formes de corruption doit être combattue avec fermeté. Ceux-ci sont les raisons qui nous animent à apporter notre pierre à l’édifice à la lutte.

Car la lutte contre la corruption est devenue une priorité, compte tenu des effets négatifs de ce fléau sur le plan socio-politique, au regard du manque de confiance dans l’administration et en général, sur le plan des droits de l’homme.

Le point de vue conventionnel est que la corruption entrave la croissance économique, car elle entraîne:

  • L’augmentation des coûts,
  • Une réduction de la productivité,
  • Un découragement de l’investissement,
  • Une réduction de la confiance dans les institutions publiques,
  • Une limitation du développement des petites et moyennes entreprises,
  • Un affaiblissement des systèmes de gestion des finances publiques et un frein pour les investissements dans la santé et l’éducation.

La corruption peut accroître la pauvreté à travers:

    • Le ralentissement de la croissance économique
    • Le biais des dépenses publiques en faveur des riches et bien desservie,
    • La concentration des investissements publics dans des projets improductifs,
    • La promotion d’un système fiscal plus régressif,
    • Le siphonage/malversation des fonds au détriment des services publics essentiels,
    • L’ajout d’un niveau élevé de risque pour les décisions des individus à faible revenu d’investissement,

Le renforcement des schémas de propriété inégale, ce qui limite la capacité des pauvres à emprunter et à augmenter leurs revenus