6 conseils pour prévenir les risques de corruption dans votre organisation

05 Mar

6 conseils pour prévenir les risques de corruption dans votre organisation

1. S’approprier la démarche anticorruption

Le combat contre la corruption ne repose pas simplement sur la mise en œuvre des règles pénales. Tous les Etats qui luttent contre ce phénomène s’accordent sur la nécessité de conduire une action préventive et d’y associer la société civile. Chaque organisation peut en effet agir, à son niveau, afin de prévenir et de détecter les manquements à la probité. Toute entreprise, toute administration ou toute association désireuse de prévenir efficacement la corruption, doit concevoir un dispositif anticorruption interne.

2. Sensibiliser le sommet de la hiérarchie

La prévention de la corruption ne consiste pas en un affichage de bonnes intentions mais nécessite l’implication des échelons dirigeants de votre organisation, c’est-à-dire des plus hauts sommets de l’exécutif et de l’organe délibérant. L’efficacité du dispositif repose sur une cohérence entre les actions mises en œuvre au sein de l’organisation et le discours managérial : il faut joindre l’acte à la parole.

3. Cartographier les risques

La description des processus de travail au sein de votre organisation est cruciale : posez-vous les bonnes questions. Comment sont effectués les recrutements ? Comment sont passés les marchés ? Comment sont prises les décisions courantes ? Pour chacun des processus identifiés, vous pouvez ainsi évaluer à chaque étape le risque de corruption et adapter en conséquence vos méthodes de travail. Par exemple, une banque qui ouvre un nouveau compte peut déléguer cette fonction à un chargé de clientèle. Mais si le client présente un certain niveau de risque, la décision sera prise de déléguer la décision à un directeur d’agence voire à un échelon de direction régionale. De même, une collectivité qui passe un marché peut organiser la décision d’une manière collégiale lorsqu’un risque est identifié.

4. Avoir une approche exhaustive

La cartographie des risques ne doit pas être uniquement effectuée sur une partie de vos activités. L’expérience montre que les actes répréhensibles se concentrent dans les domaines dans lesquels aucun contrôle ne s’exerce. Ne donnez pas de signal restrictif quant au périmètre des efforts de prévention de la corruption. Par exemple, l’activité anticorruption ne peut être limitée au périmètre interne de votre organisation en laissant de côté l’analyse des relations avec les tiers (fournisseurs etc).

5. S’attacher aux enjeux de corruption et pas seulement aux enjeux financiers

Il est courant d’adapter les efforts d’une organisation en fonction des enjeux financiers de telle ou telle décision. En matière de prévention de la corruption, soyez vigilant. Cette approche par enjeu ne doit pas conduire à négliger des actes à faible incidence financière, qui sont parfois des occasions de comportements à proscrire.

6. Définir un code de conduite obligatoire

Le code de conduite anticorruption décrit les comportements à observer dans les situations à risque, et précise les sanctions en cas de comportement non autorisé. Il ne doit pas s’agir simplement d’un code de « bonne conduite », mais de normes permettant aux acteurs de faire la distinction entre les actions souhaitées et les actions interdites. A cet égard, le code de conduite est un élément du règlement intérieur de votre organisation.

One comment

  1. Le combat que vous est un combat patriotique. Il faut que sa césse, il faut y croire sa serra difficile mais pas impossible. Nous vivons dans un monde où cet acte est maintenant concidéré comme légal est tel n’est pas le cas. Je peux me permettre de dire que ce facteur est le véritable blocage de l’émergence de notre continent Africain. Réveillons nous ! Car le futur nous appartiens nous jeunes espoir de demain. Il y’a un vieux proverbe qui dit: « Quand la vie est dur, seuls les durs continuent. » Salam sur vous et bonne continuation…

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